Les objectifs assignés à la politique de la famille sont nombreux :
contribuer au renouvellement des générations par une politique de
soutien à la natalité, maintenir le niveau de vie des familles, malgré
les coûts engendrés par la naissance et l’éducation d’enfants, favoriser
l’articulation entre vie familiale et vie professionnelle, apporter un
soutien à la parentalité pour aider les familles en difficulté
relationnelle et éducative avec leurs enfants. Pour atteindre ces
objectifs, la politique de la famille mobilise de nombreux opérateurs
(caisses d’allocations familiales, conseils départementaux, centres
communaux d’action sociale…) et des dispositifs variés.
Le réseau constitué par la CNAF et les 102 CAF
représente la branche Famille du régime général de la Sécurité sociale,
et constitue l’opérateur majeur de la politique familiale en finançant
l’ensemble des régimes de prestations familiales.Les CAF aident les familles en versant des prestations d’accueil de
l’enfant et d’éducation et en participant aux financements de services
et d’équipements. Les CAF financent notamment les structures d’accueil
des jeunes enfants par des aides à l’investissement et des subventions
de fonctionnement qui rendent moins coûteux pour les familles le recours
aux services d’accueil collectif ; la prestation de service unique
(PSU) est une aide au fonctionnement des établissements accueillant des
enfants de moins de quatre ans qui appliquent le barème des
participations familiales fixé par la CNAF en fonction des revenus et du
nombre d’enfants.Des dispositifs d’action sociale favorisent l’accès des enfants et des jeunes aux loisirs et aux vacances.Les
CAF versent aussi sous condition de ressources les aides au logement
afin de permettre aux familles de payer leur loyer ou rembourser un prêt
pour leur résidence principale.
Enfin il faut noter que la
branche Famille verse des aides contre la précarité pour le compte de
l’Etat (AAH,RSA...)
Le financement et la mise en œuvre de la politique de la famille est
principalement du ressort de la branche Famille de la sécurité sociale
mais on perçoit une montée en importance de l’action des collectivités
territoriales aussi bien les conseils départementaux, par le biais des
services de protection maternelle et infantile, que les communes par
l’intermédiaire des centres communaux d’action sociale. le département, outre ses compétences très importantes en matière de PMI
et d’ASE, dispose d’une mission large de prévention et de promotion
sociale au bénéfice des familles : « Dans les zones urbaines
sensibles et dans les lieux où se manifestent des risques d'inadaptation
sociale, le département participe aux actions visant à prévenir la
marginalisation et à faciliter l'insertion ou la promotion sociale des
jeunes et des familles »
La commune joue ainsi un rôle très important au titre de son action
sociale facultative en créant des centres sociaux, des centres de
vacances, en organisant, subventionnant ou gérant des modes de gardes de
la petite enfance (crèches, halte garderies…). De très nombreuses
communes ont signé des contrats enfance-jeunesse avec les CAF.
Les
collectivités peuvent également accorder des aides individuelles aux
familles, primes à la naissance, aides aux familles hébergeant un
ascendant, par exemple, à condition de respecter le principe de non- discrimination.
Les politiques publiques de soutien à la parentalité apparaissent
comme une réponse aux difficultés que rencontrent les parents dans un
contexte de fortes mutations des structures familiales. La fréquence des séparations conjugales, le développement de la monoparentalité ou les
recompositions familiales qui peuvent les suivre en sont l’un des
aspects majeurs. On peut aussi évoquer la place grandissante de l’enfant
et de son éducation, qui renforce les exigences adressées aux parents
par la société ou par eux-mêmes.
La politique de soutien à la
parentalité est relativement récente et en phase de développement et de structuration. Les deux derniers contrats d’objectifs et de gestion
entre l’Etat et la Caisse nationale des allocations familiales ont fixé
des objectifs de croissance de l’offre de services, entrepris un effort
pour clarifier les contours et le financement des dispositifs financés
par la branche famille et prévu une substantielle augmentation des crédits qui leur sont affectés, même si une partie a servi à compenser
le désengagement financier de l’Etat. Leur gouvernance se met peu à peu
en place, notamment au niveau local dans le cadre du déploiement des schémas départementaux des services aux familles. Sur la base d’un
diagnostic partagé, ces derniers visent à développer l’offre, à en
améliorer la répartition territoriale et à mieux structurer les
financements. Ces politiques peuvent s’incarner en plusieurs dispositifs
parmi lesquels les réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des
parents, les lieux d’accueil parents/enfants, les contrats locaux
d’accompagnement à la scolarité, la médiation familiale et les espaces
de rencontre.
Depuis
l’ordonnance du 3 mars 1945, l’UNAF représente officiellement
l’ensemble des familles françaises et des familles étrangères vivant en
France auprès des pouvoirs publics.
L’UNAF est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique,
réunissant exclusivement des personnes morales.
Ses adhérents sont de
deux types :
- les membres actifs : les 100 Unions Départementales des
Associations Familiales (UDAF), 22 Unions régionales (URAF), 7
mouvements familiaux nationaux "généralistes" et 19 mouvements "à
recrutement spécifique" (agissant sur des domaines particuliers de la
politique familiale : éducation, formation, action sociale, familles
monoparentales....) ;
- les membres associés : 44 groupements nationaux à but familial
agréés par l’UNAF. Ils ne sont pas considérés par la loi comme
associations familiales au sens propre du terme, mais leur action sur le
terrain est jugée conforme aux intérêts des familles.
Près de 25 000 représentants familiaux siègent dans les
instances nationales, régionales, départementales et locales où sont
impliqués les intérêts familiaux.
Au niveau départemental, les UDAF gèrent différents services et
prestations (tutelles aux majeurs protégés, tutelles aux prestations
sociales, conseil en économie familiale, médiation familiale...) dont
l’État leur confie la charge. Elles peuvent se porter partie civile,
sans avoir à justifier d’un agrément ou d’une autorisation préalable de
l’autorité publique, dans les affaires où les intérêts moraux et
matériels des familles sont en jeu.
https://www.toutsurmesfinances.com/argent/a/prestations-familiales-aides-conditions-montant-des-aides-aux-familles
https://fr.aleteia.org/2022/06/13/un-gouvernement-sans-famille/


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